Cinq ans après sa création, Altitem a changé d'envergure. Par choix.
Par nécessité également. II lui fallait s'agrandir, aussi bien au niveau de
la structure, que de l'espace. Rançon du succès.
Aussi, en 2003, son fondateur et toujours PDG, Francis Crampe, a fait
l'acquisition d'une société à l'activité similaire de la sienne, Ascii,
basée à Oloron-Sainte-Marie, et acheté des locaux plus vastes à deux pas de
l'actuelle implantation de Labège : «Nous sommes en phase de développement,
certes, explique-t-il, mais cet essor est mesuré, maîtrisé».
Ne pas se laisser surprendre par une crise de croissance semble la priorité de ce
jeune dirigeant qui, après sa formation d'ingénieur, a choisi de se
perfectionner en management. Histoire d'ajouter une nouvelle aptitude à son
savoir-faire de technicien et de gérer au mieux son projet d'entreprise.
De fait, Altitem, née parce que Francis Crampe avait identifié «un besoin
de moyens et de compétences pour les grands intégrateurs électriques», a
rapidement su évoluer et s'adapter à un marché finalement.
Nous avons effectivement débuté comme sous-traitant, aujourd'hui nous
traitons en direct avec de grands comptes.» Et dans tous les domaines.
Puisque l'automatisme industriel, via l'informatique, cœur de métier
d'Altitem, se décline aussi bien en cosmétique qu'en métallerie par exemple.
Et l'entreprise de quadrupler ses résultats en six ans pour réaliser cette
année 600 000 € de chiffres d'affaires. Si elle compte huit salariés
actuellement, de nouvelles recrues sont envisagées. Tandis que les
investissements se poursuivent dans le cadre de l'aménagement du
nouveau plateau où elle s'installera en juillet prochain. En attendant,
Altitem continue d'explorer de nouveaux secteurs d'investigation.
Telle l'aéronautique, qui lui échappait encore et où elle essaie de
se positionner depuis qu'en 2003 elle a constitué le GIE Dalia avec
trois autres sociétés d'informatique de la région.
Nathalie Ferhat